Un poulailler qui commence à sentir fort dès les premières pluies d’automne, des fientes qui s’accumulent plus vite que prévu, et une litière classique qui coûte cher à renouveler : ce scénario, beaucoup de propriétaires de poules le connaissent bien à cette période de l’année. Face à ce constat, une solution toute simple refait surface dans les jardins et les basses-cours amateures, celle du vieux journal.
- Le papier journal froissé absorbe efficacement l'humidité et limite les odeurs d'ammoniaque dans le poulailler.
- En asséchant le sol, cette litière gratuite réduit le développement des parasites comme le pou rouge et les acariens.
- Il est recommandé de déposer 3 à 4 cm de papier noir et blanc, à changer chaque semaine en automne-hiver, puis à composter avec les fientes.
Récupérer la pile de journaux qui s’entasse dans un coin du garage pour en tapisser le sol du poulailler n’a rien d’une lubie passagère. Cette pratique, longtemps réservée aux élevages professionnels, séduit de plus en plus les jardiniers urbains soucieux de limiter leurs déchets tout en simplifiant l’entretien de leurs volailles.
Derrière ce geste anodin se cache en réalité une petite révolution pour la santé des poules, la propreté du poulailler et le porte-monnaie de celui qui s’en occupe. Voici pourquoi cette astuce mérite qu’on s’y attarde.
Pourquoi le papier journal séduit de plus en plus de propriétaires de poulailler
La paille et les copeaux de bois restent les litières les plus répandues en animalerie et dans les rayons jardin de Botanic, Leroy Merlin ou Jardiland. Pourtant, leur prix grimpe régulièrement, surtout lorsqu’il faut renouveler le poulailler chaque semaine durant la saison froide.
Le papier journal, lui, ne coûte rien. Il suffit de conserver les exemplaires lus plutôt que de les jeter au tri sélectif, ce qui en fait une ressource gratuite et disponible en continu dans la plupart des foyers. Ce recyclage domestique évite également de multiplier les déplacements vers les grandes enseignes de jardinage pour racheter des sacs de litière.
Au-delà de l’aspect économique, cette solution s’inscrit pleinement dans une démarche de jardinage éco-responsable, où chaque déchet trouve une seconde vie avant de rejoindre le compost. Le papier journal utilisé comme litière finit d’ailleurs très bien sa course dans le tas de compost une fois souillé, enrichissant le sol du potager en carbone.
Comment le papier journal absorbe l’humidité et limite les odeurs
La cellulose qui compose le papier journal possède une capacité d’absorption remarquable. Froissé ou déchiré en bandes, il forme une couche qui capte efficacement l’humidité ambiante, un élément déterminant dans un poulailler où le taux d’humidité favorise le développement de bactéries et de moisissures.
Cette absorption rapide limite directement la formation des odeurs ammoniaquées caractéristiques des poulaillers mal entretenus. En retenant l’humidité au contact des fientes, le papier journal empêche les émanations de se propager dans l’air, un confort appréciable tant pour les volailles que pour le voisinage en milieu urbain.
Contrairement à la paille, qui peut rester humide en surface tout en masquant l’humidité sous-jacente, le papier journal rend visible l’état de la litière. Une simple observation permet de repérer immédiatement les zones détrempées à changer en priorité, ce qui facilite grandement la gestion quotidienne du poulailler.
Un geste efficace contre les parasites et les fientes au fond du poulailler
Le pou rouge et les acariens figurent parmi les ennemis les plus redoutés des éleveurs amateurs de poules. Ces parasites prolifèrent dans les recoins humides et mal nettoyés, précisément les conditions que favorise une litière de paille laissée trop longtemps en place.
En asséchant rapidement le fond du poulailler, le papier journal réduit l’environnement propice à leur développement. Cette méthode ne remplace pas un traitement antiparasitaire ponctuel, mais elle constitue une barrière préventive supplémentaire, particulièrement utile pendant les mois où l’humidité extérieure favorise ces invasions.
Le papier journal absorbe l’humidité et les fientes au fond du poulailler, limitant ainsi les odeurs et les parasites, et il se change facilement chaque semaine en automne-hiver pour un nettoyage rapide et économique. Ce triple bénéfice, hygiène, simplicité et économie, explique l’engouement grandissant pour cette litière alternative.
Autre avantage non négligeable, les fientes se détachent plus facilement du papier journal que de la paille lors du nettoyage. Le ramassage est donc plus rapide, ce qui représente un gain de temps appréciable pour qui gère un poulailler en parallèle d’un potager ou d’un jardin déjà exigeant.
La routine simple pour changer le papier chaque semaine en automne-hiver
L’automne et l’hiver, avec leur lot de pluies et de baisse des températures, imposent un rythme d’entretien plus soutenu. Un changement hebdomadaire du papier journal permet de conserver un poulailler sec et sain durant cette période critique.
Pour une mise en place efficace, quelques gestes simples suffisent :
- Déchirer ou froisser les feuilles de journal plutôt que de les poser à plat, afin de multiplier les surfaces absorbantes
- Déposer une épaisseur d’environ trois à quatre centimètres au sol du poulailler
- Retirer entièrement la litière souillée une fois par semaine en automne-hiver, voire plus souvent en cas de fortes pluies
- Composter le papier usagé avec les fientes, un mélange particulièrement riche pour le potager
- Laisser sécher le sol du poulailler quelques heures avant de remettre une nouvelle couche
Il convient d’éviter le papier glacé ou les pages comportant beaucoup d’encre colorée, certaines encres pouvant contenir des substances moins adaptées au contact direct avec les volailles. Les pages en noir et blanc, imprimées avec des encres classiques, restent le choix le plus sûr pour cette utilisation.
Cette routine hebdomadaire, une fois intégrée aux habitudes, demande finalement moins de temps que le nettoyage d’une litière en paille, tout en garantissant un environnement plus sain pour les poules jusqu’au retour des beaux jours.
Adopter le papier journal comme litière de poulailler répond ainsi à trois préoccupations à la fois, limiter les dépenses, réduire les déchets du foyer et offrir aux poules un abri plus sain pendant la saison froide. Un geste simple, accessible à tous, qui transforme durablement la gestion quotidienne du poulailler.

