Nombreux sont les propriétaires qui font appel à un artisan pour poser une isolation projetée dans les combles. Mais parfois, le chantier réserve une surprise de taille, capable de transformer un simple projet de rénovation énergétique en véritable enjeu de protection de la biodiversité.

À retenir
  • La découverte de chauves-souris contre la poutre faîtière a stoppé net le chantier d'isolation projetée.
  • Les chauves-souris et leurs sites de repos sont strictement protégés, il est donc interdit de condamner leurs accès.
  • La cohabitation reste possible : un chantier bien pensé peut avancer en respectant la présence et les accès de ces occupants.

La découverte qui a stoppé le chantier net

Tout semblait pourtant bien parti. L’artisan s’apprêtait à démarrer l’isolation projetée. C’est contre la poutre faîtière qu’il a fait une découverte inattendue. Des chauves-souris utilisaient les combles comme gîte. Face à cette découverte effectuée au moment des travaux d’isolation, le chantier a été stoppé net, car on ne peut ignorer les implications réglementaires liées à ces mammifères.

Pourquoi on ne peut pas juste boucher le trou et continuer les travaux

La première réaction aurait été de condamner l’accès et de poursuivre l’isolation comme prévu. Pourtant, cette solution est impossible. Ces animaux et leurs sites de repos sont protégés, leurs accès ne peuvent donc pas être simplement condamnés. Cette situation illustre une réalité plus large observée à l’échelle de l’aménagement du territoire : selon l’OFB, les pressions (urbanisation, etc.) réduisent la taille et le nombre des habitats naturels et augmentent leur isolement.

Isolation et chauves-souris : la cohabitation est possible

Bonne nouvelle : la cohabitation est possible. Voici les éléments à garder à l’esprit face à la présence de ces occupants discrets :

  • Prendre en compte le fait que les chauves-souris peuvent utiliser les combles comme gîte
  • Se rappeler que les travaux d’isolation ne peuvent pas servir de prétexte pour éliminer un gîte
  • S’assurer de ne pas simplement condamner leur accès
  • Respecter la protection stricte visant à la fois ces animaux et leurs sites de repos

Cette approche participe à une logique plus vaste promue par l’OFB : l’habitabilité, qui favorise la coexistence entre humains et non-humains. Un chantier bien pensé peut ainsi avancer en tenant compte de ces occupants inattendus, contribuant au respect de la faune locale.

Cette situation rappelle qu’avant d’entamer des travaux d’isolation, mieux vaut rester attentif à la présence potentielle de chauves-souris. Et si la découverte survient, elle n’est pas synonyme d’impossibilité totale de rénover : la cohabitation reste possible si l’on respecte la protection de leurs accès et de leurs sites de repos.